Première traduction en Français, 2019 – Dunod. Traduction et postface de G.E. Sarfati.

Viktor Emil Frankl, né le 26 mars 1905 à Vienne et mort le 2 septembre 1997 à Vienne, est un professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie. Il est le créateur d’une nouvelle thérapie qu’il baptise logothérapie, qui prend en compte le besoin de « sens ontologique » et la dimension spirituelle de la personne. Dans Le sens de ma vie, Viktor E. Frankl livre une autobiographie à la fois personnelle, intellectuelle et spirituelle. Plus qu’un simple récit de vie, cet ouvrage retrace le cheminement d’un homme confronté aux épreuves les plus extrêmes, qui a su transformer la souffrance en levier de sens.
Dans son autobiographie, Viktor Frankl revient d’abord sur son enfance à Vienne, ses premières intuitions philosophiques, ses études de médecine, et son intérêt précoce pour la psychologie. Il évoque ses échanges avec Freud et Adler, puis son positionnement singulier qui le mènera à développer sa propre approche thérapeutique : la logothérapie, centrée sur la quête de sens comme moteur fondamental de l’existence humaine.
L’ouvrage prend une dimension particulièrement poignante lorsqu’il raconte son expérience des camps de concentration nazis. Interné à Auschwitz puis dans d’autres camps, Frankl y perdra sa femme, ses parents et son frère. Pourtant, c’est au cœur même de l’horreur qu’il approfondit sa conviction : même dans les situations les plus inhumaines, l’homme conserve une ultime liberté — celle de choisir sa manière d’y faire face. Cette idée, au cœur de la logothérapie, s’enracine dans sa propre survie et dans l’observation de ceux qui, malgré tout, parvenaient à rester humains.
Cette autobiographie est également un témoignage de son engagement scientifique et de sa volonté de réconcilier la dimension spirituelle de l’homme avec les sciences humaines. En effet, Frankl défend une conception tridimensionnelle de l’être humain : somatique, psychique et noétique (spirituelle), affirmant que c’est dans cette dernière dimension que se joue la liberté intérieure et la capacité à donner sens à la vie.
En filigrane, l’ouvrage est traversé par une humilité lucide et un humanisme profond. Frankl ne cherche pas à se poser en maître à penser, mais en témoin : témoin de la souffrance, de la dignité humaine, et de la possibilité d’un « oui à la vie, malgré tout ».
Pour les thérapeutes
Le sens de ma vie est un texte fort, accessible, profondément humain. Il éclaire de manière intime les fondements théoriques et existentiels de la logothérapie. C’est aussi un rappel essentiel pour les cliniciens : face à la souffrance, il ne s’agit pas simplement de réduire les symptômes, mais d’accompagner l’individu dans sa capacité à faire émerger du sens. Un ouvrage précieux pour quiconque s’intéresse à l’accompagnement logothérapeutique.