L’Ikigai de Mieko Kamiya et l’AEL

L’Ikigai, souvent réduit en Occident à un schéma croisant passion, mission, profession et vocation, trouve en réalité ses racines dans les travaux de la psychiatre japonaise Mieko Kamiya. Dans les années 1960, et à partir de traditions ancestrales, elle conceptualise l’Ikigai comme une force existentielle, liée à la motivation de vivre et au bien-être psychologique. S’inspirant des travaux de Viktor Frankl  et de sa logothérapie, ainsi que de la théorie des besoins de Maslow, elle met l’accent sur la résilience, la construction d’une raison d’être et la capacité à trouver du sens même face aux épreuves.

Tout comme Frankl considérait que l’homme peut endurer presque n’importe quelle souffrance dès lors qu’il en perçoit un sens, Mieko Kamiya a vu l’Ikigai comme un moteur profond permettant de transcender les difficultés. En intégrant également une perspective graduelle du bien-être, proche de la hiérarchie des besoins de Maslow, elle apporte une approche nuancée de l’Ikigai, le considérant comme un équilibre dynamique entre satisfaction des besoins fondamentaux et accomplissement existentiel. Son Ikigai se rapproche donc à la fois du « sens de la vie » de Frankl et du « besoin de s’accomplir » de Maslow. 

Il est au carrefour de 7 types de besoins personnels: le sens et la valeur; la liberté; la résonance; la satisfaction; le changement et la croissance; l’épanouissement; se projeter dans l’avenir de manière positive. L’Ikigai résulte de la combinaison de ces 7 besoins.

Pour aller plus loin: https://lespetiteshistoiresdelapsy.wordpress.com/japon/mieko-kamiya-mere-de-la-psychologie-ikigai-naissance-de-la-psychiatrie-japonaise-episode-3/

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